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Paris - Nancy, France

 

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Atelier

Atelier 207- Les Ateliers des Soeurs Macarons

9, rue de Soeurs Macarons - Nancy

Julie Peiffer vu par ...

BIOGRAPHIE

L’Ombre de la femme

Elevée par un père artiste et anti-social dans une communauté hippies des années 70, Julie Peiffer a peu intégrer les règles de la vie sociale. Enfant solitaire, elle passe son temps à observer la nature et les images de ses livres. A 17 ans, dans un acte de survie, elle part pour Paris.
Paris c’est grand, à Paris il y a la vie. C’est un tourbillon incessant d’images qui viennent frapper son oeil. Dans une pure naïveté, elle va à la rencontre d’anonymes et de lieux pour tenter de comprendre la vie et la société. Enfant coupée de sa mère, elle n’aura de cesse de comprendre comment la femme devient, vit, grandie, s’épanouie, vieillie, transmet, laisse. Elle cherche et observe les femmes de la rue, dans le métro, leurs coiffures, leurs démarches comme pour essayer d’intégrer son propre corps. Elle se remplie des anonymes, les photographient, les détails. Capture pour se construire sa propre identité. Vide de cadre et de valeurs, elle se nourrira des autres, d’images, de scènes de films afin de cadrer sa vie et son innocence exubérante.

Hacker Perdue
Julie Peiffer se passionnera pour plusieurs métiers. Jamais loin du traitement de l’image. C’est dans son métier de rédactrice de magazine que Julie Peiffer approchera au plus près la photo et sa technique. Tout d’abord dans la presse papier puis passionnée d’internet et de ses innovations, elle va créer blogs et magazines online qui feront la part belle à l’image. Elle organisera des prises de vues de mode pour la France, l’Angleterre et les Etats-Unis, dirigera des photographes de mode et des mannequins.

Persévérance
Depuis toujours, il n’y a que le sens visuel qui prend le dessus. Dans son expérience professionnelle ou artistique ou de vie, son oeil recherche l’accident ou la beauté. Devenue une technicienne de la communication digitale, aveuglée par l’innovation incessante de cet univers, elle ouvre les yeux, et reprend son appareil, sillonne les rues de Paris, nuit et jour.


Le 7 janvier 2015, le jour de l’attentat contre Charlie Hebdo, choquée, elle ouvre un compte Instagram et publiera en soutien tous les témoignages à la liberté d’expression. Hyper-active, elle commencera a publier également ses photos. Convaincue de la puissance de communication des outils d’internet, elle utilisera ses compétences, enfin pour son propre compte.

La vie trouvée
Après un accident de vie qui a touché à sa féminité, elle va se rapprocher au plus près des femmes avec son appareil comme pour se reconstruire. Elle rencontre des femmes artistes, danseuses, comédiennes qui vont lui donner toute confiance, avec lesquelles elle nourrira une très grande complicité.

Recherches
La femme
La femme reste le centre de son intérêt. Avec les série #LaRobeNoire (une robe, x femmes) ou #Ana (la chanteuse Ana Pankratoff), elle organise des images presque toutes les semaines. Ses images sensuelles, aux vibrations immobiles et silencieuses nous parlent de la douceur des corps, de la matière, du mouvement. Dans une écriture intime.

Intéressée, également, à l’adaptation du vivant à la ville, elle parcourt la ville et de ses streetphotographies capture des moments de vie authentique.

Dans un minimum de contraintes, elle cherche toujours du naturel et de l’authenticité. De gros plan sur des détails de corps pour exprimer une émotion. Elle peut être émue par un détail, une matière, une lumière, dans lesquelles elle verra de la sensualité ou de la tendresse, ce qui se passe derrière les vitrines, les rideaux, son oeil interroge la vie des vrais gens. le mot d’ordre reste graphique et cadré. Surement, une façon de cadrer sa propre vie. Ce qui l’intéresse c’est quand le modele/anonyme s’oublie et s’abandonne.

De son oeil, le graphisme la captive, elle choisi le noir et blanc pour ne pas perturbé l’oeil de trop de détail.

Julie Peiffer a toujours été photographe. Même lorsqu’elle n’avait pour appareil que ses yeux. Ce n’est pas par hasard si les premiers clichés qu’elle diffusa sur sa page Facebook furent initialement regroupés sous le titre "Dans mon œil".


De sa mère, Julie tient la règle, la limite, la structuration. Le cadre. De son père, le mouvement, le hors-champs. Le débordement.


C’est du côté de cette confrontation esthétique, sensorielle, éducative et de leur alchimie, autant que leur contraste, qu’il faut aller chercher ce qui anime, au sens latin du terme, le regard de Julie. 


Celui de cette enfant qu’elle était et qui le posait, avidement, sur ce monde dont on lui dissimulait une partie, pour l’en protéger, qu’elle devinait pourtant, qu’elle interrogeait déjà,

derrière ces portes adultes et fermées, suscitant toutes les curiosités. *
 


Du retrait, de l’abstraction, naquit le questionnement, le jeu entre l’ombre et la lumière, ce vocabulaire primal de la photographie, qu’elle nourrira plus tard en "fréquentant" l’œuvre de Man Ray, d’Eugène Atget ou d’André Kertész, parmi tant d’autres.


Le regard de celle qui aujourd’hui lit notre urbanité, notre hic et nunc, en relève les points d’interrogation, en expose le rythme, la ponctuation, "l’entre les lignes". 


Le regard de ceux qui parviennent à révéler l’évidence, enfin exposée, invisible qu’elle était aux yeux des passants trop pressés de nos propres vies, au cœur de nos villes insomniaques, au cœur de nos vies, de nos corps, ceux en devenir ou ceux ceux lavés par trop de pluies et d’orages. Lionel Roudet - Journaliste

Portrait de Julie Peiffer - photographe

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